Retours d’expérience
Cabinet Bucaille et Wiener – janvier 2026
En mai et décembre 2024, le cabinet Bucaille et Wiener engage l’ensemble de son équipe (architectes, conducteurs de travaux, dessinatrice-projeteuse) dans la formation « Mise en œuvre des matériaux bio et géo sourcés » proposée par la SCIC ECLIS.
Le cabinet a un double objectif. Il souhaite renforcer ses compétences techniques face à l’évolution réglementaire et environnementale du secteur du bâtiment. Il a également l’ambition de gagner en crédibilité et en capacité de conviction auprès de ses maîtres d’ouvrage, notamment sur des choix constructifs encore perçus comme alternatifs.
Si l’agence était déjà sensible à ces enjeux, la formation a pu répondre à un besoin de montée en compétence opérationnelle, de sécurisation des pratiques et d’alignement collectif. « Nous avions la volonté d’être plus convaincants et plus juste dans notre discours. Cette formation a remis du sens et de la cohérence dans nos choix constructifs », explique Soizic Wiener, l’architecte gérante du cabinet.
Montée en compétence technique immédiatement mobilisable
Les professionnels ont pu dépasser une approche théorique ou normative des matériaux bio et géo sourcés pour entrer dans une compréhension fine de leur mise en œuvre, en particulier en rénovation.
L’ensemble de l’équipe souligne une meilleure lecture des interfaces (sols/murs, gestion de l’humidité, ponts thermiques) ainsi qu’une vigilance accrue sur les risques de pathologies et la prévention des désordres. Il en découle une amélioration directe de la qualité des plans, des prescriptions et des CCTP. Pour la dessinatrice-projeteuse Danielle Lepeigneul, « la formation a changé ma manière de dessiner : je fais beaucoup plus attention aux interfaces, à l’humidité et aux points sensibles en rénovation ».
Changement de regard sur la pratique professionnelle
La formation a profondément modifié la manière d’aborder les projets, en redonnant du sens aux choix constructifs. Les matériaux biosourcés ne sont plus envisagés comme des options marginales, mais comme des solutions techniques pertinentes, intégrées dès les pré-études.
Mélanie Burlot, architecte associée au sein du cabinet, a pu ainsi élargir sa palette de propositions : « découvrir la diversité des matériaux biosourcés a vraiment ouvert notre champ des possibles et nous a donné envie d’en prescrire davantage ».
Les deux conducteurs de travaux de l’équipe, à l’image de Yoann Rehel, intègrent désormais ces matériaux dès l’amont du projet en insistant sur le confort d’usage de l’habitant. « Ce que j’utilise au quotidien depuis la formation, c’est surtout la prise en compte du confort d’été et du déphasage. Ce sont devenus des critères naturels dès les pré-études et dans les échanges avec les clients », explique-t-il. Son collègue Rodolphe Jouyet constate l’effet d’entraînement positif de la chaîne d’acteurs : « finalement, les entreprises suivent. En changeant nos prescriptions, on les a vues s’adapter, sans que cela ne complexifie les chantiers. »
Langage commun et dynamique collective
« Le fait que toute l’équipe ait été formée dans le même sens est essentiel. On ne peut pas porter une conviction forte si elle n’est pas partagée de la conception jusqu’au chantier », insiste Soizic Wienner. La mise en commun du vocabulaire, des expériences et des métiers durant la formation permet désormais l’anticipation des difficultés et renforce la qualité globale des projets utilisant ces matériaux bio et géo sourcés. Il en découle une meilleure fluidité des échanges entre conception, dessin et conduite de travaux. « On arrive à se comprendre beaucoup plus vite » se réjouit Danielle Lepeigneul.
Crédibilité auprès des clients
La formation a doté l’équipe d’arguments techniques solides, permettant de mieux expliquer les bénéfices des matériaux biosourcés (confort, durabilité, usage), de dépasser le seul prisme des coûts et de convaincre progressivement des maîtres d’ouvrage. « On a quand même beaucoup de particuliers qui ne sont pas du tout sensibles à ce type de matériaux. Parfois ils ne savent même pas ce que c’est « , explique Mélanie Burlot. « Le fait de dire « on est formés au sujet », cela ajoute du crédit » dans la négociation avec ces clients souligne Soizic Wiener. Enfin, sur la commande publique, ces compétences constituent un levier clair de différenciation et d’alignement avec les attentes des collectivités.
Les équipes soulignent l’importance de poursuivre la formation (paille, chaux-chanvre, systèmes constructifs spécifiques). Ainsi au-delà de l’acquisition de connaissances, cette formation a enclenché une dynamique durable, alignée avec les valeurs et les ambitions du cabinet.


